lundi, septembre 21, 2026
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Guinée – Côte d’Ivoire : Mamadi Doumbouya attendu à Abidjan pour une visite d’État.

Le président de la République de Guinée, Mamadi Doumbouya, effectuera ce vendredi 11 septembre 2026 une visite d’État en République de Côte d’Ivoire, annonce la Présidence de la République dans un communiqué publié ce jeudi 10 septembre.
Cette visite s’inscrit dans le cadre du renforcement des liens fraternels et de la coopération entre la Guinée et la Côte d’Ivoire. Elle est placée sous le signe de l’unité, de la paix et du panafricanisme, selon le communiqué présidentiel.
À l’occasion de ce déplacement, un cérémonial de départ est prévu ce vendredi 11 septembre 2026 à 15 heures, à l’Aéroport international Ahmed-Sékou-Touré de Conakry. Plusieurs hauts responsables de l’État sont conviés à cette cérémonie.
Parmi les personnalités attendues figurent notamment le président de l’Assemblée nationale, le Premier ministre et chef du Gouvernement, les présidents des institutions républicaines, les membres du Gouvernement, les responsables des forces de défense et de sécurité ainsi que des représentants du corps diplomatique et des organisations internationales. La gouverneure de la ville de Conakry figure également parmi les personnalités invitées.
Cette visite intervient dans un contexte de volonté affichée de consolider les relations entre les deux pays. La Présidence guinéenne avait déjà mis en avant, lors d’activités culturelles et diplomatiques récentes, les liens historiques d’amitié, de fraternité et de coopération entre les peuples guinéen et ivoirien.
Le déplacement de Mamadi Doumbouya devrait ainsi constituer une nouvelle étape dans le raffermissement de la coopération entre Conakry et Abidjan, notamment autour des relations fraternelles entre les deux États africains.
Diaby Amadou
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Justice : Kassory Fofana et Damaro Camara autorisés à sortir de Guinée pour des soins médicaux.

Le procureur spécial près la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), Alphonse Charles Wright, a requis ce jeudi 10 septembre 2026 la mise en œuvre de l’autorisation de sortie du territoire accordée à Ibrahima Kassory Fofana, ancien Premier ministre sous Alpha Condé, et Amadou Damaro Camara, ancien président de l’Assemblée nationale, pour des raisons médicales.
Dans une réquisition datée du 10 septembre, le parquet spécial demande au commissaire spécial de l’aéroport international Ahmed-Sékou-Touré de Conakry ainsi qu’au directeur central de la Police aux frontières de prendre les dispositions nécessaires afin de permettre aux deux anciens hauts responsables de quitter le territoire national pour recevoir des soins médicaux à l’étranger.
Pour Ibrahima Kassory Fofana, cette mesure intervient alors que sa défense invoque depuis plusieurs mois son état de santé et la nécessité d’une prise en charge médicale spécialisée à l’étranger. L’ancien Premier ministre reste concerné par la procédure judiciaire engagée devant la CRIEF.
La mesure concerne également Amadou Damaro Camara, ancien président de l’Assemblée nationale. Sa défense avait, elle aussi, fait valoir des préoccupations liées à son état de santé et la nécessité de soins spécialisés hors du pays.
Cette autorisation de sortie pour raisons médicales ne signifie pas l’abandon des procédures judiciaires visant les deux anciens responsables. Ils restent soumis aux obligations liées aux dossiers examinés par la CRIEF.
Le parquet spécial estime, selon les éléments rapportés, que leur déplacement à l’étranger pour des soins ne serait pas de nature à compromettre la poursuite des procédures ni l’exercice des voies de recours, au regard notamment des garanties de représentation présentées par les intéressés.
Cette décision intervient dans un contexte où la question de l’état de santé des personnalités poursuivies devant la CRIEF demeure régulièrement au centre des débats judiciaires.
Diaby Amadou
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Education / Rentrée scolaire 2026-2027 : les parents d’élèves dénoncent la cherté des frais dans les écoles privées.

À l’approche de la rentrée scolaire 2026-2027, prévue le 5 octobre prochain, les préparatifs s’intensifient dans les familles guinéennes. Mais derrière cette reprise annoncée des cours se profile une préoccupation majeure : le coût de la scolarisation, particulièrement dans certains établissements privés.
Entre frais d’inscription, réinscription, mensualités, fournitures scolaires, uniformes et transport, plusieurs parents d’élèves estiment que la facture devient de plus en plus difficile à supporter dans un contexte marqué par la cherté de la vie.
Pour un père de famille rencontré à Conakry, la préparation de la rentrée représente désormais un véritable défi financier : « Cette année encore, nous devons faire face à beaucoup de dépenses. Avec plusieurs enfants à scolariser, les frais d’inscription, les mensualités et les fournitures représentent une lourde charge. On essaie de s’organiser, mais les moyens ne suivent pas toujours. » S’insurge-t-il.
Selon lui, les familles devraient pouvoir bénéficier de davantage de transparence sur les différents frais exigés par les établissements : « Nous comprenons que les écoles privées ont leurs charges, mais il faut aussi penser aux parents. Quand les frais augmentent ou s’accumulent, c’est la famille entière qui en subit les conséquences. » a fait savoir le père de famille.
Du côté des mères de famille, la situation est également préoccupante. Pour une mère ayant plusieurs enfants scolarisés, chaque rentrée impose de revoir le budget familial : « Ce n’est pas facile pour nous, surtout lorsqu’on a plusieurs enfants. Il faut payer la scolarité, acheter les cahiers, les sacs, les uniformes et parfois prévoir le transport. Tout cela demande beaucoup d’argent. »
Elle souhaite que les établissements prennent davantage en compte les difficultés économiques rencontrées par les familles : « Nous voulons donner une bonne éducation à nos enfants, mais nous demandons aussi aux écoles de tenir compte de nos réalités. Si les paiements peuvent être échelonnés et les frais clairement expliqués, cela pourrait beaucoup aider les parents. »
Ces préoccupations interviennent alors que la Direction communale de l’Éducation de Matoto a rappelé, le 7 septembre, les plafonds applicables aux frais d’inscription et de réinscription dans les établissements privés. Ils sont fixés respectivement à 150 000 GNF pour une inscription et 100 000 GNF pour une réinscription.
Toutefois, ces plafonds ne concernent pas nécessairement l’ensemble des frais liés à la scolarité. Les mensualités, fournitures, uniformes, transport et autres prestations peuvent également peser lourdement sur le budget des ménages.
À Conakry comme dans les autres villes du pays, les parents espèrent désormais que la rentrée pourra se dérouler dans un climat marqué par davantage de dialogue entre familles, établissements privés et autorités éducatives.
À quelques semaines du 5 octobre, une question demeure au cœur des préoccupations : comment permettre aux enfants d’accéder à une éducation de qualité tout en évitant que les dépenses scolaires ne deviennent un fardeau insupportable pour les familles ?
Diaby Amadou
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Sport / Ballon d’Or 2026 : Sadio Mané signe un retour remarqué parmi les 30 nommés.

Après trois années d’absence, Sadio Mané retrouve la prestigieuse liste des 30 nommés au Ballon d’Or 2026. L’attaquant sénégalais, âgé de 34 ans, fait son retour au premier plan aux côtés du Marocain Achraf Hakimi, confirmant la présence de deux représentants africains parmi les prétendants au trophée individuel le plus convoité du football mondial.
La nomination de Sadio Mané constitue l’un des faits marquants de la liste dévoilée ce mardi 8 septembre par France Football. Il s’agit de sa cinquième nomination dans sa carrière, après celles de 2017, 2018, 2019 et 2022.
En 2022, le capitaine des Lions de la Teranga avait réalisé la meilleure performance de sa carrière dans cette distinction, terminant deuxième derrière Karim Benzema.
Le retour de Mané dans le cercle des prétendants intervient après une année particulièrement réussie avec le Sénégal. L’attaquant d’Al-Nassr a notamment remporté la Coupe d’Afrique des nations 2026 avec les Lions et le championnat d’Arabie saoudite avec son club. Il a également été désigné meilleur joueur de la CAN 2026, autant d’éléments qui ont contribué à son retour dans la course au Ballon d’Or.
À 34 ans, le Sénégalais démontre ainsi qu’il demeure une figure majeure du football africain et international.
Sadio Mané ne sera pas seul à porter les couleurs du continent dans cette édition. Le Marocain Achraf Hakimi, défenseur du Paris Saint-Germain, figure également parmi les 30 nommés.
Les deux joueurs symbolisent ainsi la présence africaine dans une liste dominée par les grandes stars du football mondial, parmi lesquelles Harry Kane, Erling Haaland, Kylian Mbappé, Lamine Yamal, Lionel Messi, Rodri et Ousmane Dembélé.
La cérémonie du Ballon d’Or 2026 se déroulera le 26 octobre prochain au London Palladium Theatre, en Angleterre. Cette 70ᵉ édition revêt une dimension particulière puisqu’elle marque les 70 ans de la création du trophée, dont le premier lauréat fut l’Anglais Stanley Matthews en 1956.
Pour Sadio Mané, cette nouvelle nomination représente donc une occasion de renouer avec une distinction qu’il avait frôlée en 2022. Le Sénégalais peut désormais espérer transformer ce retour parmi les 30 en une nouvelle performance historique pour le football africain.
Diaby Amadou
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Justice / Affaire Algassimou Diallo : la Cour suprême renvoie le dossier au 15 octobre.

Nouveau rebondissement dans l’affaire Algassimou Diallo. Les chambres réunies de la Cour suprême ont décidé, ce mardi 8 septembre, de renvoyer le dossier au 15 octobre 2026, après avoir constaté l’absence du prévenu à l’audience. L’ancien magistrat, actuellement détenu à la maison d’arrêt de Macenta, n’a pas comparu devant la haute juridiction à Conakry.
La séance devait notamment permettre à la Cour de se prononcer sur la demande de renvoi formulée par la défense lors de la précédente audience. Mais l’absence physique d’Algassimou Diallo a rapidement placé sa comparution au cœur des débats.
La défense a fait valoir que son client devait être présent dans le cadre de cette procédure pénale. À la sortie de l’audience, Me Moussa Diallo a résumé la position du collectif en ces termes : « On ne peut pas le juger en son absence. »
Le ministère public souhaitait pour sa part que la Cour puisse vider le délibéré attendu malgré l’absence du prévenu. La défense s’y est opposée, estimant que la décision ne pouvait être rendue dans ces conditions.
Après examen de la situation, la Cour suprême a finalement renvoyé l’affaire au 15 octobre prochain. Cette nouvelle échéance doit notamment permettre à la défense de poursuivre la préparation de son dossier.
La juridiction a également demandé que les dispositions nécessaires soient prises afin qu’Algassimou Diallo puisse comparaître physiquement lors de la prochaine audience.
L’ancien magistrat se trouve actuellement à la maison d’arrêt de Macenta, en Guinée forestière. Son éloignement de Conakry avait déjà suscité des interrogations au sein de sa défense.
Selon Me Moussa Diallo, le collectif n’a pas directement échangé avec son client depuis la dernière audience. Les avocats ont toutefois sollicité un confrère présent dans la région afin de vérifier sa présence à la prison et de s’enquérir de son état physique. Celui-ci aurait indiqué que l’ancien magistrat « se porterait bien, apparemment ».
L’affaire n’a donc pas véritablement avancé sur le fond ce mardi. Le prochain rendez-vous judiciaire est désormais fixé au 15 octobre 2026, date à laquelle la Cour devra notamment s’assurer de la présence d’Algassimou Diallo avant la poursuite de la procédure.
L’ancien magistrat est poursuivi pour des faits présumés, notamment de provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence et d’association de malfaiteurs. Ces accusations sont contestées par la défense et ne préjugent pas de l’issue judiciaire du dossier.
Diaby Amadou
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Sport / Football : qui succédera à Ousmane Dembélé au Ballon d’Or 2026 ?

La course au Ballon d’Or 2026 est officiellement lancée. La liste des 30 joueurs nommés pour le prestigieux trophée individuel a été dévoilée ce mardi, avec plusieurs grandes figures du football mondial. Parmi elles, Harry Kane, Lamine Yamal, Kylian Mbappé, Lionel Messi, Erling Haaland et Ousmane Dembélé figurent parmi les principaux candidats.
L’attaquant anglais réalise une saison particulièrement remarquable avec le Bayern Munich. Il a inscrit 73 buts en 65 matches selon Reuters, contribuant notamment au succès du club allemand et au parcours de l’Angleterre jusqu’en demi-finales de la Coupe du monde 2026.
Cette performance place Kane parmi les favoris pour succéder à Ousmane Dembélé, lauréat de l’édition 2025.
Face à Kane, la concurrence s’annonce particulièrement relevée. Lamine Yamal, champion du monde avec l’Espagne, fait partie des candidats les plus attendus. Le jeune attaquant a également remporté le championnat d’Espagne avec le FC Barcelone.
Kylian Mbappé apparaît lui aussi comme un prétendant majeur. L’attaquant français a terminé meilleur buteur de la Coupe du monde 2026 avec 10 réalisations, tout en établissant un nouveau record de buts dans l’histoire de la compétition mondiale.
À 39 ans, Lionel Messi figure également sur la liste des 30 nommés. Le huituple vainqueur du Ballon d’Or revient ainsi dans la course après sa dernière nomination en 2023.
L’Argentin a réalisé une nouvelle campagne remarquée avec l’Inter Miami et sa sélection nationale, qui a atteint la finale de la Coupe du monde 2026.
La 70ᵉ cérémonie du Ballon d’Or se tiendra le 26 octobre 2026 à Londres, une première pour la capitale britannique. Cette édition rendra notamment hommage à Stanley Matthews, premier lauréat de l’histoire du trophée en 1956.
Le suspense reste donc entier. Entre les performances individuelles, les titres remportés avec les clubs et les sélections nationales, plusieurs prétendants disposent d’arguments solides. Le nom du successeur d’Ousmane Dembélé sera connu au terme de cette soirée très attendue.
Diaby Amadou
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Education / Orientation des bacheliers 2026 : les candidats appelés à faire des choix réfléchis.

Une nouvelle étape s’ouvre pour les bacheliers guinéens de la session 2026. Après l’obtention du baccalauréat, place désormais à l’orientation vers l’enseignement supérieur, l’enseignement technique et la formation professionnelle.
Dans un communiqué conjoint publié le 6 septembre 2026, les départements en charge de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur ont précisé le calendrier et les modalités des opérations d’orientation pour l’année 2026.
Pour l’enseignement supérieur, les bacheliers de la session 2026 pourront effectuer leurs choix sur la plateforme nationale ParcourSup Guinée du 10 au 24 septembre 2026 à minuit. Les candidats non orientés des sessions 2024 et 2025 sont également concernés.
Chaque candidat pourra formuler jusqu’à 15 choix de programmes de formation, classés par ordre de préférence, dans le respect des conditions d’accès propres à chaque formation.
Cette possibilité offre aux nouveaux bacheliers une marge de choix, mais les autorités les invitent à ne pas valider leurs vœux à la légère.
Pour les candidats intéressés par l’enseignement technique et la formation professionnelle, les opérations ont débuté ce 7 septembre 2026 sur la plateforme ParcoursPro et se poursuivront jusqu’au 8 octobre 2026 à minuit.
Là aussi, chaque candidat peut formuler 15 choix de programmes et d’établissements, à classer selon ses préférences. Le paiement des frais d’orientation s’effectue exclusivement par Orange Money, conformément à la procédure indiquée sur la plateforme.
Face à ces différentes possibilités, le choix de la filière constitue une étape déterminante pour les nouveaux bacheliers. Les autorités recommandent notamment de consulter les informations relatives aux programmes, aux établissements, aux capacités d’accueil ainsi qu’aux critères d’accès.
Pour les candidats, l’enjeu est donc de privilégier des formations correspondant à leurs aptitudes, à leurs résultats scolaires, mais aussi à leurs aspirations et à leur projet professionnel.
Au-delà du nombre de choix autorisés, l’orientation représente ainsi un moment important dans le parcours des jeunes. Une décision réfléchie peut leur permettre de mieux construire leur avenir académique et professionnel.
Les bacheliers et leurs familles sont donc invités à respecter les délais, à s’informer suffisamment sur les différentes filières et à vérifier attentivement leurs choix avant leur validation définitive.
Diaby Amadou
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Afrique / Sénégal : le Premier ministre attendu sur la dette et la vie chère.

Le Premier ministre sénégalais Ahmadou Al Aminou Lô doit présenter ce mardi 8 septembre sa Déclaration de politique générale devant l’Assemblée nationale. Très attendue, cette intervention intervient dans un contexte économique marqué par la gestion de la dette publique, les discussions avec le Fonds monétaire international (FMI) et les préoccupations liées au coût de la vie.
Le gouvernement sénégalais a annoncé, le 1er septembre, le lancement du Plan de Traitement de la Dette du Sénégal (PTDS), après l’audit des finances publiques ayant révélé d’importants déséquilibres budgétaires et un niveau élevé d’endettement.
Cette situation constitue l’un des principaux défis auxquels le gouvernement doit désormais apporter des réponses. Le Sénégal a également conclu un accord technique avec le FMI portant sur un programme économique et financier de 2,2 milliards de dollars sur trois ans, destiné notamment à contribuer au rétablissement de la soutenabilité de la dette.
Dans ce contexte, la déclaration du Premier ministre est particulièrement scrutée, alors que les autorités cherchent à restaurer la confiance dans les finances publiques tout en limitant les effets sociaux des mesures d’assainissement.
Au-delà des indicateurs économiques, la question de la vie chère demeure une préoccupation majeure des ménages sénégalais.
Lors du Conseil des ministres du 2 septembre, le président Bassirou Diomaye Faye a insisté sur la préservation du pouvoir d’achat et sur la nécessité de lutter contre la hausse des prix des produits et services de consommation courante. Le gouvernement prévoit également de renforcer la régulation des loyers et la sécurisation des approvisionnements.
La mise en place d’un dispositif de ciblage des subventions figure également parmi les priorités fixées au gouvernement. Le Premier ministre a par ailleurs demandé le rappel du paiement des bourses nationales de sécurité familiale avant la fin septembre.
Au-delà de la situation économique immédiate, Ahmadou Al Aminou Lô doit préciser les grandes orientations de l’action gouvernementale pour les prochains mois.
Lors du Conseil des ministres, il a demandé à chaque département ministériel d’élaborer une feuille de route précisant les projets et réformes à engager ou à finaliser d’ici la fin de 2026, mais également les priorités pour 2027, 2028 et 2029.
Le paiement des arriérés intérieurs, notamment au profit des très petites, petites et moyennes entreprises, la préparation du budget 2027 et la relance de certains secteurs économiques figurent également parmi les dossiers prioritaires.
Cette Déclaration de politique générale intervient donc à un moment charnière pour le Sénégal. Entre nécessité de redresser les finances publiques, traitement de la dette et exigence de préserver le pouvoir d’achat, le gouvernement est confronté à un exercice d’équilibre particulièrement délicat.
Les Sénégalais attendent désormais de la feuille de route annoncée des mesures concrètes, capables de répondre simultanément aux impératifs économiques et aux préoccupations sociales du quotidien.
Diaby Amadou
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Education / Rentrée scolaire à Conakry : entre espoir et difficultés, les familles comptent leurs dépenses.

À quelques semaines de la rentrée scolaire 2026-2027, l’effervescence gagne progressivement les quartiers de la capitale guinéenne. Dans les marchés, les boutiques, les librairies et les ateliers de couture, les parents commencent à préparer le retour de leurs enfants sur les bancs de l’école.
Mais pour de nombreux ménages, cette période est loin d’être simple. Entre les fournitures scolaires, les uniformes, les sacs, les chaussures, les frais de scolarité, le transport et les dépenses courantes du foyer, le budget familial est fortement sollicité.
Face à cette accumulation de charges, certains parents préfèrent anticiper. Plutôt que de réaliser toutes les dépenses en une seule fois, ils achètent progressivement les articles indispensables, en fonction de leurs moyens.
Une mère de famille rencontrée au marché de Koloma explique cette stratégie : « Actuellement, ce n’est pas du tout facile. Avec l’ouverture des classes qui approche, on a beaucoup à faire. Moi, en tant que mère de famille, je dois tout acheter à temps pour mes enfants. Faute de moyens, je commence dès maintenant à acheter les choses petit à petit, car chaque enfant doit avoir sa part. »
Cette méthode permet à certaines familles d’éviter une dépense trop importante en une seule fois, même si elle ne règle pas toutes les difficultés.
La situation apparaît encore plus compliquée dans les foyers où plusieurs enfants sont scolarisés. Une autre mère de famille qui élève seule quatre enfants raconte avoir dû limiter ses premiers achats aux fournitures les plus urgentes.
« Je suis venue acheter les fournitures scolaires pour les enfants, mais ce n’est pas facile. J’avais juste 1 000 000 francs guinéens avec moi, mais je n’ai acheté que les sacs, des cahiers et des stylos pour commencer. Je me suis contentée de ça parce que l’argent était fini. Et puis, il y a les frais de réinscription et la mensualité qui m’attendent encore. Vraiment, ce n’est pas facile, mais on essaie. »
Pour ces familles, chaque dépense doit donc être calculée. Les parents établissent des priorités, reportent certains achats et cherchent parfois des solutions moins coûteuses pour permettre à leurs enfants de disposer du nécessaire.
Malgré les difficultés économiques, la volonté de maintenir les enfants à l’école demeure forte chez les parents rencontrés.
« Je n’ai pas assez de moyens, mais je suis déterminée à tout faire pour m’assurer que mes enfants aillent à l’école. Tout mon souhait, c’est de les voir étudier et réussir dans la vie. Donc, je compte me débrouiller dans mon commerce pour bien préparer leur rentrée. », confie une mère de famille.
Au-delà des dépenses matérielles, la rentrée représente ainsi un véritable défi d’organisation pour les ménages. Les familles doivent trouver un équilibre entre les besoins scolaires des enfants et les autres charges du quotidien.
À l’approche de la rentrée scolaire 2026-2027, les préparatifs se poursuivent donc dans les foyers. Pour beaucoup de parents, l’objectif reste le même : faire le maximum avec les moyens disponibles afin que leurs enfants puissent reprendre le chemin de l’école dans les meilleures conditions possibles.
Diaby Amadou
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Santé /Guinée–Chine : un navire-hôpital chinois attendu à Conakry pour une campagne de soins gratuits.

Dans le cadre du renforcement de la coopération entre la Guinée et la République populaire de Chine, notamment dans le domaine médico-militaire et humanitaire, le navire-hôpital chinois « Auspicious Ark » est annoncé à Conakry pour une importante campagne de soins médicaux gratuits.
Cette mission s’inscrit dans le cadre de « Mission Harmonie-2026 », une initiative de la Marine de l’Armée populaire de libération de Chine destinée à fournir des soins médicaux gratuits aux populations des pays visités. Lancée en juillet 2026, cette mission doit se poursuivre pendant plus de 200 jours en Afrique et en Asie du Sud.
Le « Auspicious Ark », présenté comme le nouveau navire-hôpital de la Marine chinoise, dispose d’équipements médicaux destinés à assurer différentes consultations, examens et interventions. Selon les informations disponibles, le bâtiment compte 18 services cliniques et cinq unités de diagnostic auxiliaires, avec la capacité de réaliser plus de 60 types d’examens, de traitements et de procédures médicales.
À Conakry, les patients pourront notamment bénéficier d’une prise en charge dans plusieurs spécialités, parmi lesquelles la cardiologie, la pneumologie, la néphrologie, la neurologie, l’endocrinologie, les maladies infectieuses et la chirurgie générale, ainsi que d’autres domaines spécialisés.
Cette opération vient également renforcer la dynamique de coopération sanitaire entre les deux pays. Le ministère guinéen de la Santé avait déjà évoqué le retour d’un navire-hôpital comme une opportunité pour renforcer l’offre de soins spécialisés et favoriser le transfert de compétences au profit des professionnels guinéens.
En prélude à cette campagne médicale, une phase de présélection des patients est organisée du 5 au 13 septembre 2026, au stade de la Mission, dans la commune de Kaloum.
Les personnes intéressées sont invitées à se présenter tous les jours, de 8 heures à 16 heures, afin de participer au processus de présélection médicale.
Cette étape permettra d’identifier les patients nécessitant une prise en charge dans les différentes spécialités couvertes par la mission.Au-delà de sa dimension médicale, cette mission illustre l’élargissement de la coopération entre la Guinée et la Chine dans les domaines de la défense, de la santé et de l’action humanitaire.
Les précédentes missions médicales de la Marine chinoise en Afrique ont notamment combiné soins aux populations, échanges entre professionnels de santé et coopération avec les structures médicales locales.
Avec l’arrivée annoncée de l’« Auspicious Ark », Conakry devrait ainsi constituer une nouvelle étape de cette coopération, offrant à de nombreux patients guinéens l’accès gratuit à des consultations et à des soins spécialisés.
Diaby Amadou
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