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À l’approche de la rentrée scolaire 2026-2027, prévue le 5 octobre prochain, les préparatifs s’intensifient dans les familles guinéennes. Mais derrière cette reprise annoncée des cours se profile une préoccupation majeure : le coût de la scolarisation, particulièrement dans certains établissements privés.
Entre frais d’inscription, réinscription, mensualités, fournitures scolaires, uniformes et transport, plusieurs parents d’élèves estiment que la facture devient de plus en plus difficile à supporter dans un contexte marqué par la cherté de la vie.
Pour un père de famille rencontré à Conakry, la préparation de la rentrée représente désormais un véritable défi financier : « Cette année encore, nous devons faire face à beaucoup de dépenses. Avec plusieurs enfants à scolariser, les frais d’inscription, les mensualités et les fournitures représentent une lourde charge. On essaie de s’organiser, mais les moyens ne suivent pas toujours. » S’insurge-t-il.
Selon lui, les familles devraient pouvoir bénéficier de davantage de transparence sur les différents frais exigés par les établissements : « Nous comprenons que les écoles privées ont leurs charges, mais il faut aussi penser aux parents. Quand les frais augmentent ou s’accumulent, c’est la famille entière qui en subit les conséquences. » a fait savoir le père de famille.
Du côté des mères de famille, la situation est également préoccupante. Pour une mère ayant plusieurs enfants scolarisés, chaque rentrée impose de revoir le budget familial : « Ce n’est pas facile pour nous, surtout lorsqu’on a plusieurs enfants. Il faut payer la scolarité, acheter les cahiers, les sacs, les uniformes et parfois prévoir le transport. Tout cela demande beaucoup d’argent. »
Elle souhaite que les établissements prennent davantage en compte les difficultés économiques rencontrées par les familles : « Nous voulons donner une bonne éducation à nos enfants, mais nous demandons aussi aux écoles de tenir compte de nos réalités. Si les paiements peuvent être échelonnés et les frais clairement expliqués, cela pourrait beaucoup aider les parents. »
Ces préoccupations interviennent alors que la Direction communale de l’Éducation de Matoto a rappelé, le 7 septembre, les plafonds applicables aux frais d’inscription et de réinscription dans les établissements privés. Ils sont fixés respectivement à 150 000 GNF pour une inscription et 100 000 GNF pour une réinscription.
Toutefois, ces plafonds ne concernent pas nécessairement l’ensemble des frais liés à la scolarité. Les mensualités, fournitures, uniformes, transport et autres prestations peuvent également peser lourdement sur le budget des ménages.
À Conakry comme dans les autres villes du pays, les parents espèrent désormais que la rentrée pourra se dérouler dans un climat marqué par davantage de dialogue entre familles, établissements privés et autorités éducatives.
À quelques semaines du 5 octobre, une question demeure au cœur des préoccupations : comment permettre aux enfants d’accéder à une éducation de qualité tout en évitant que les dépenses scolaires ne deviennent un fardeau insupportable pour les familles ?
Diaby Amadou
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