lundi, septembre 21, 2026
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Société/ Éboulement de Dar-es-Salam : le bilan provisoire atteint 30 morts et 22 blessés.

Le drame survenu à la décharge de Dar-es-Salam, dans la commune de Gbessia, s’alourdit. Selon le bilan provisoire communiqué par le gouvernement guinéen, 30 personnes ont perdu la vie et 22 autres ont été blessées, dont six grièvement et seize légèrement.
L’éboulement s’est produit dans la nuit du samedi 22 au dimanche 23 août, aux environs de 2 heures du matin, à la suite de fortes pluies enregistrées à Conakry. L’effondrement d’une partie de la décharge a touché plusieurs habitations situées à proximité du site.
Les secours toujours mobilisés
Dès les premières heures, d’importants moyens humains et matériels ont été déployés sur le terrain. Les équipes de la Protection civile, les Forces de défense et de sécurité, le Génie militaire, la Croix-Rouge, les équipes médicales ainsi que les populations riveraines participent aux opérations de recherche et de dégagement.
Les recherches se poursuivent afin de retrouver d’éventuelles personnes encore ensevelies. Les autorités invitent les populations à éviter la zone sinistrée et à respecter les consignes des équipes de secours afin de faciliter les interventions.
Le Premier ministre sur les lieux
Le Premier ministre, Amadou Oury Bah, s’est rendu sur le site du drame afin de constater l’ampleur de la catastrophe et de superviser la mobilisation des services publics.
Au nom du président de la République, Mamadi Doumbouya, et du gouvernement, il a exprimé sa compassion et sa solidarité aux familles endeuillées. La prise en charge médicale des blessés est notamment assurée au CHU de Donka, selon les autorités.
Une catastrophe qui intervient avant la fermeture du site
Ce drame intervient alors que les autorités guinéennes avaient annoncé des travaux de libération et de sécurisation de la décharge de Dar-es-Salam, également appelée « décharge Compos ». Le démarrage de cette opération était prévu ce dimanche 23 août.
Avec ce nouveau bilan de 30 morts et 22 blessés, la catastrophe de Dar-es-Salam constitue l’un des drames les plus meurtriers enregistrés récemment à Conakry. Les opérations de recherche et d’assistance se poursuivent, tandis que le bilan pourrait encore évoluer.
Diaby Amadou
620-478-154/ 613-928-824.

Société /Éboulement à Dar-Es-Salam : des familles endeuillées, les recherches se poursuivent.

Un important éboulement d’une masse d’ordures a endeuillé, dans la nuit du samedi 22 au dimanche 23 août, le secteur de Dar-Es-Salam, dans la commune de Gbessia, à Conakry. Une partie de la montagne de déchets s’est effondrée sur des habitations riveraines, alors que de fortes pluies s’abattaient sur la capitale.
Le drame a provoqué d’importantes pertes humaines et matérielles. Les opérations de secours se poursuivent pour retrouver les personnes encore portées disparues et extraire les victimes ensevelies. Un premier bilan fait état de plusieurs corps retrouvés, mais le bilan définitif reste encore à établir.
Des familles plongées dans le deuil
Sur place, l’émotion est vive. Les survivants et les proches des victimes racontent des scènes particulièrement difficiles vécues au moment de l’éboulement.
Mariame Camara explique avoir été témoin d’une seconde vague d’ordures alors qu’elle tentait de porter secours à ses proches : « Une seconde vague a déferlé et mon frère a glissé de ma main. », témoigne-t-elle, expliquant qu’elle ignore toujours où se trouve son jeune frère Laye. Elle affirme également que plusieurs membres de sa famille ont été touchés par le drame.
Une autre victime, Mariame Condé, affirme avoir perdu cinq membres de sa famille dans l’éboulement : « J’ai perdu cinq membres de ma famille : mon jeune frère, son frère accompagné de son épouse, ainsi que deux enfants. Ils ont tous été tués par cet éboulement. », a-t-elle témoigné, selon les informations recueillies sur place.
Une autre mère de famille, Ciré Kallo, affirme également avoir perdu cinq de ses enfants dans la catastrophe. Selon son témoignage, elle avait auparavant échangé avec l’un d’eux au sujet des fortes pluies et des risques liés à leur lieu d’habitation.
Les recherches se poursuivent
Face à l’ampleur du drame, les opérations de secours mobilisent notamment les forces de défense et de sécurité ainsi que les équipes spécialisées. Les recherches se poursuivent afin de retrouver les personnes encore sous les décombres.
Le gouvernement a également annoncé des mesures d’urgence, notamment la sécurisation du périmètre et la prise en charge des populations sinistrées.
Ce drame intervient alors que les autorités avaient annoncé, quelques jours auparavant, le lancement prochain des travaux de libération et de sécurisation de l’emprise de la décharge de Dar-Es-Salam, en raison des risques d’éboulement, de glissement et de pollution qui pèsent sur les populations riveraines.
L’éboulement relance ainsi les inquiétudes concernant la sécurité des familles vivant à proximité de la décharge et souligne l’urgence de trouver une solution durable à la présence de cette importante montagne d’ordures au cœur des zones habitées.
Diaby Amadou
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Société / Koloma Soloprimo : les jeunes se mobilisent pour réhabiliter la bretelle Bomboly–Guéyaboungni.

Face à la forte dégradation de la bretelle reliant Bomboly à Guéyaboungni, les jeunes de Koloma Soloprimo, secteurs 1 et 2, ont décidé de prendre leurs responsabilités. Ce samedi 22 août 2026, ils ont poursuivi les travaux de réfection en béton de cette voie, avec l’appui des populations riveraines.

Cette initiative citoyenne vise à améliorer les conditions de circulation sur cet axe devenu difficilement praticable en raison de son état de dégradation. Les travaux, entamés depuis plusieurs jours, se poursuivent progressivement grâce à la mobilisation des habitants.

« Nous avons décidé de le faire nous-mêmes »

Mohamed Lamine Camara, président de la jeunesse de Koloma Soloprimo, a expliqué les motivations de cette mobilisation : « Nous sommes là pour le bitumage de cette route qui était complètement dégradée. Les citoyens en ont beaucoup souffert. Nous avons lancé des appels à l’aide auprès des autorités pour la réfection, mais comme il n’y en a pas eu, nous avons décidé de le faire nous-mêmes. », a-t-il déclaré.

Il estime toutefois que l’intervention des autorités demeure nécessaire pour permettre l’achèvement du projet et, à terme, le bitumage complet de la voie.

Une mobilisation des populations

Pour sa part, Alpha Ousmane, citoyen, a souligné l’engagement des populations dans la réalisation de ces travaux : « Les ressources financières et matérielles ont été mobilisées par les populations. Certains ont donné de l’argent, d’autres des tonnes de ciment, du sable et des graviers. », a-t-il expliqué.

Il appelle également les autorités à accompagner cette initiative communautaire : « Il faut que les autorités nous viennent en aide. Nous ne pouvons pas tout faire seuls. Nous avons la volonté de travailler, mais il n’y a pas de moyens financiers. C’est très compliqué de réaliser un tel travail. Nous soutenons les autorités communales. », a-t-il ajouté.

Un appel aux autorités et aux personnes de bonne volonté

Présent sur le terrain, Souleymane Bah, chef du secteur du quartier Bomboly, a salué l’engagement des jeunes à l’origine de cette initiative : « Je félicite et je remercie les différents jeunes qui ont pris l’initiative de faire la réfection de la route Bomboly–Guéyaboungni. », a-t-il déclaré.

Il a également lancé un appel aux autorités et aux personnes de bonne volonté afin qu’elles apportent leur soutien aux jeunes : « Nous demandons aux autorités et aux personnes de bonne volonté de leur venir en aide afin qu’ils puissent poursuivre ce travail et permettre à d’autres quartiers de bénéficier également de ce genre d’initiative. », a-t-il plaidé.

Des travaux qui se poursuivent

L’initiative de réfection de cette importante voie a commencé depuis plusieurs jours. Les jeunes de Koloma Soloprimo et les populations mobilisées souhaitent poursuivre les travaux jusqu’à l’amélioration significative de la circulation sur cet axe.

Toutefois, les initiateurs reconnaissent que leurs moyens restent limités. Ils renouvellent donc leur appel aux autorités communales, aux responsables locaux et aux personnes de bonne volonté pour soutenir financièrement et matériellement la poursuite des travaux.

Cette mobilisation constitue un nouvel exemple d’engagement communautaire visant à répondre à des difficultés liées aux infrastructures routières, dans l’attente d’une intervention plus durable des pouvoirs publics.
Diaby Amadou
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Sport / Football : la Guinée affiche ses ambitions pour accueillir la CAN 2032 ou 2036.

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La Guinée relance son ambition d’accueillir la Coupe d’Afrique des Nations. Le pays a officiellement manifesté son intérêt pour l’organisation des éditions 2032 et 2036 de la compétition. La demande de candidature a été signée ce jeudi par le Premier ministre Amadou Oury Bah, au terme d’une réunion de travail consacrée à la préparation du dossier.
Cette démarche s’inscrit dans la volonté affichée par les autorités de faire de la Guinée une terre d’accueil de grands événements sportifs internationaux. Le ministre des Sports, Cellou Baldé, a confirmé que l’organisation de la CAN constitue une priorité pour le gouvernement.
Une nouvelle tentative après la CAN 2025
Cette candidature intervient quelques années après le retrait à la Guinée de l’organisation de la CAN 2025, notamment en raison des insuffisances constatées dans les infrastructures nécessaires à l’accueil d’une compétition de cette envergure.
Depuis, les autorités ont engagé des travaux de réhabilitation de plusieurs infrastructures sportives. Le Stade du 28-Septembre de Conakry vient notamment d’obtenir une homologation temporaire de la CAF, tandis que le Stade Général Lansana Conté de Nongo fait également l’objet de travaux.
La Guinée face à une concurrence africaine
Pour l’édition 2032, la Guinée pourrait notamment faire face à la candidature commune du Burkina Faso, du Mali et du Niger, qui ont également manifesté leur intérêt pour l’organisation de la compétition.
La Guinée devra donc présenter un dossier solide et répondre aux exigences de la CAF en matière d’infrastructures, d’hébergement, de transport, de sécurité et d’organisation.
Pour le football guinéen, cette nouvelle démarche représente une occasion de transformer les leçons tirées de l’expérience de la CAN 2025 en un projet plus structuré. L’objectif est désormais de convaincre la CAF que le pays dispose des capacités nécessaires pour accueillir les meilleures sélections africaines.
La candidature est ainsi lancée, avec 2032 ou 2036 comme nouvelles échéances pour concrétiser le rêve guinéen d’organiser enfin la grande fête du football africain.
Diaby Amadou
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Guinée / décrets : Mamadi Doumbouya écarte deux ministres et un conseiller de la Présidence.

Le président de la République, Mamadi Doumbouya, a procédé ce vendredi à de nouveaux changements au sein de l’appareil d’État. Dans une série de décrets lus au journal télévisé de 20h30 de la télévision nationale, le chef de l’État a mis fin aux fonctions de deux ministres et d’un conseiller à la Présidence.
Les personnalités concernées sont Mory Condé, jusque-là ministre de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale, et Mourana Soumah, qui occupait le portefeuille de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation.
Le troisième responsable concerné est Mahamadou Abdoulaye Diallo, ancien ministre et conseiller à la Présidence chargé de la Culture, du Tourisme et de l’Hôtellerie. Il avait été nommé conseiller présidentiel en février 2026.
Des intérimaires pour assurer la continuité
Pour les deux départements ministériels concernés, les secrétaires généraux ont été chargés d’assurer l’intérim jusqu’à la nomination de nouveaux ministres. Cette disposition doit permettre d’assurer la continuité du fonctionnement de l’administration malgré ces changements au sein du gouvernement.
Les raisons des limogeages non précisées
Les décrets annonçant ces départs ne précisent pas les motifs ayant conduit le chef de l’État à prendre ces décisions. Des informations circulant dans la presse évoquent certaines accusations, mais celles-ci ne sont pas établies par les textes officiels rendus publics et doivent donc être considérées avec prudence.
Ces changements interviennent dans un contexte de réorganisation de l’appareil d’État, alors que le gouvernement poursuit la mise en œuvre de ses priorités nationales.
Les prochains jours devraient permettre de connaître les éventuelles nominations destinées à remplacer les deux ministres concernés et de préciser les orientations retenues par l’exécutif.
Diaby Amadou
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Guinée : Mamadi Doumbouya réaffirme sa fermeté contre la corruption et annonce une nouvelle réforme territoriale.

Le président de la République, Mamadi Doumbouya, a réaffirmé sa détermination à lutter contre la corruption et à renforcer la présence de l’État sur l’ensemble du territoire national. Dans une adresse au peuple de Guinée, le chef de l’État est également revenu sur les décisions prises récemment au sein de l’appareil d’État et sur la création de deux nouvelles régions administratives, Siguiri et Beyla, ainsi que onze nouvelles préfectures.
Revenu de vacances pour rejoindre la Guinée, le président Doumbouya a expliqué avoir écourté son séjour pour être aux côtés de ses compatriotes.
« J’ai tenu à écourter mes congés pour rejoindre notre terre natale. Car ce pays qui m’a tout donné passe avant toute chose, avant moi-même. », a-t-il déclaré.
« Ma main ne tremblera pas » face à la corruption
Dans son intervention, le chef de l’État a surtout insisté sur la lutte contre la corruption, affirmant que personne ne bénéficiera d’une quelconque protection en raison de son rang ou de sa proximité avec le pouvoir.
« Contre la corruption, ma main ne tremblera pas. Aucun rang, aucune fonction, aucune proximité ne met quiconque à l’abri de la rigueur républicaine. », a-t-il martelé.
Selon lui, les récentes décisions prises au sein de l’État illustrent cette volonté d’appliquer une exigence d’exemplarité à tous les responsables publics.
« L’exigence d’exemplarité s’applique à tous, sans exception, à commencer par ceux qui servent à mes côtés. », a-t-il souligné.
Le président Doumbouya estime également que la Refondation doit dépasser le cadre d’un simple slogan.
« La Refondation n’est pas un slogan, elle est une discipline que nous nous imposons d’abord à nous-mêmes. »
Deux nouvelles régions et onze nouvelles préfectures
Dans la même adresse, Mamadi Doumbouya a annoncé avoir signé les actes portant création de deux nouvelles régions administratives : Siguiri et Beyla, ainsi que de onze nouvelles préfectures.
« J’ai signé la création de deux nouvelles régions administratives : Siguiri et Beyla et de onze nouvelles préfectures. », a-t-il annoncé.
Pour le chef de l’État, cette réforme répond notamment à l’évolution démographique du pays et à la nécessité de rapprocher l’administration des citoyens.
Il a évoqué les données du quatrième Recensement général de la population et de l’habitation (RGPH-4), qui, selon lui, révèlent une population guinéenne de plus de 17,5 millions d’habitants.
« Nous méritons une administration présente, proche, à l’écoute. », a-t-il affirmé.
« Aucune population ne sera laissée dans l’incertitude »
Le président a par ailleurs assuré que la mise en place des nouvelles autorités administratives constituera une priorité dans les prochaines semaines.
« La mise en place des nouvelles autorités sera une priorité absolue des prochaines semaines. Aucune population ne sera laissée dans l’incertitude. », a-t-il rassuré.
Cette nouvelle organisation territoriale doit, selon lui, permettre de renforcer les services publics, la sécurité et l’accompagnement des populations dans leur quotidien.
Mamadi Doumbouya a également rattaché cette réforme à sa vision du développement socio-économique et au programme Simandou 2040, présenté comme un levier visant notamment à rapprocher le pouvoir des populations.
Le vivre-ensemble au cœur du message présidentiel
Le chef de l’État a enfin placé le vivre-ensemble, la paix et la défense de l’intégrité territoriale parmi les priorités de son action.
« Je ne laisserai personne jouer avec notre union sacrée. Le vivre-ensemble reste ma priorité première. », a-t-il déclaré.
Il a appelé les Guinéens à renforcer la confiance entre l’État et les citoyens, mais également entre les différentes communautés du pays.
« Une nation ne se bâtit pas dans la division ni dans l’impunité ; elle se bâtit dans la confiance retrouvée entre l’État et ses citoyens, et entre les Guinéens eux-mêmes. »
Le président Doumbouya a conclu son message en réaffirmant son engagement à défendre les intérêts de la Guinée, son territoire, son peuple et ses ressources, tout en appelant les citoyens à poursuivre ensemble la construction d’un pays tourné vers la prospérité.
Diaby Amadou
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Guinée : Ignace Deen bientôt reconstruit, les activités transférées au Camp Camayenne.

La reconstruction
du Centre hospitalo-universitaire (CHU) Ignace Deen entre dans une nouvelle phase. Le gouvernement guinéen annonce la libération progressive du site afin de permettre le démarrage des travaux, dont la durée prévisionnelle est estimée à quatre ans.
L’annonce a été faite lors d’une conférence de presse au porte-parolat du gouvernement. Selon la ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Khaïté Sall, les autorités souhaitent accélérer le processus en libérant dès maintenant les locaux de l’établissement.
« Le délai de construction est estimé à 4 ans. Donc, pour aller très très vite, la décision a été prise dès maintenant de déguerpir les locaux pour que d’ici la fin de l’année, nous espérons pouvoir engager la construction », a-t-elle déclaré.
Les activités transférées au Camp Camayenne
Cette opération entraîne le transfert temporaire des activités du CHU Ignace Deen vers le Camp Camayenne. Depuis le 19 août, aucune nouvelle hospitalisation ni intervention programmée n’est admise sur le site d’Ignace Deen.
Les autorités assurent toutefois que des dispositions sont prises pour garantir la continuité des soins et orienter les patients vers les structures appropriées durant cette période de transition.
Un chantier prévu sur quatre ans
La reconstruction du CHU Ignace Deen s’inscrit dans la volonté des autorités de moderniser les infrastructures sanitaires du pays. Le futur établissement devrait offrir de meilleures conditions de prise en charge aux patients et renforcer les capacités de la médecine spécialisée en Guinée.
À terme, le projet ambitionne notamment de permettre une meilleure prise en charge des pathologies complexes et de contribuer à réduire le recours aux évacuations sanitaires à l’étranger.
Avec un délai de construction annoncé à quatre ans, le gouvernement entend désormais accélérer les démarches administratives et techniques afin de lancer effectivement le chantier avant la fin de l’année 2026.
La libération du site constitue ainsi une étape préalable importante avant le démarrage des travaux de reconstruction de l’un des établissements hospitaliers historiques de la capitale.
Diaby Amadou
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Éducation : les candidats au rattrapage du Bac 2026 reprennent le chemin des salles d’examen.

Les épreuves de la session de rattrapage du Baccalauréat unique, session 2026, ont officiellement débuté ce jeudi 20 août dans plusieurs centres d’examen du pays. Dans la commune de Ratoma, le lycée Kipé a accueilli des candidats venus tenter leur seconde chance.
Dès les premières heures de la matinée, candidats, surveillants et responsables du centre étaient mobilisés pour le démarrage des compositions. Cette session de rattrapage constitue une nouvelle opportunité pour les candidats concernés de décrocher le précieux diplôme.
Au centre du lycée Kipé, l’ambiance était marquée à la fois par la concentration et l’espoir. Pour certains candidats, cette nouvelle chance représente l’occasion de corriger les insuffisances constatées lors de la session ordinaire.
Interrogé à la sortie de la première épreuve, un candidat au rattrapage s’est dit déterminé à réussir cette fois-ci.
« Nous sommes venus avec beaucoup de détermination. Nous avons travaillé pendant ces derniers jours et nous espérons que les résultats seront cette fois-ci favorables. C’est une deuxième chance qu’il faut saisir. », a déclaré Mamoudou Bah.
Une autre candidate a, pour sa part, évoqué la pression liée à cette session, tout en affichant son optimisme.
« Nous sommes un peu stressés, mais nous avons confiance. Nous demandons à Dieu de nous accompagner afin que nous puissions réussir et poursuivre nos études. », a confié Safiatou Diallo.
Cette session intervient après la publication des résultats du Baccalauréat 2026 et vise à offrir une possibilité supplémentaire aux candidats éligibles. Les épreuves sont organisées selon un calendrier établi par les autorités éducatives.
Pour les candidats présents au lycée Kipé, l’objectif est désormais de rester concentrés jusqu’à la dernière épreuve et de mettre à profit cette nouvelle opportunité.
La session de rattrapage est ainsi suivie avec une attention particulière par les candidats, leurs familles et les acteurs du système éducatif, tous dans l’attente des résultats.
Diaby Amadou
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Guinée / Justice : le motif de la suspension d’Algassimou Diallo enfin précisé.

Le motif officiel de la suspension d’Algassimou Diallo, avocat général près la Cour suprême de Guinée, est désormais connu. Le magistrat a été suspendu de ses fonctions par un arrêté du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Ibrahima Sory II Tounkara, signé le 18 août 2026.
Selon l’arrêté ministériel, cette décision fait suite à un « manquement à ses obligations statutaires attachées à son statut de magistrat ». Toutefois, le document officiel ne détaille pas les faits précis qui lui sont reprochés.
La suspension doit être suivie de la saisine du Conseil supérieur de la Magistrature, qui doit examiner le dossier dans le cadre d’une procédure disciplinaire conformément au statut des magistrats.

Une interdiction de quitter le territoire.

Parallèlement à cette suspension, une correspondance du procureur général près la Cour d’appel de Conakry demande aux services de police de prendre les dispositions nécessaires afin d’empêcher Algassimou Diallo de quitter le territoire national.
Cette mesure intervient alors que les autorités judiciaires poursuivent les démarches liées à la situation du magistrat.
Interrogé sur cette affaire, le porte-parole de la Présidence, le général Amara Camara, a confirmé que la sanction était liée à des faits que l’administration considère comme suffisamment établis pour justifier la mesure : « Il a été sanctionné parce qu’il y a suffisamment de faits qui justifient le fait que son ministre l’a sanctionné », a-t-il déclaré, invitant par ailleurs les journalistes à rechercher les faits à l’origine de la sanction.
Le porte-parole a également défendu le principe de la sanction administrative, estimant qu’aucun responsable ne devrait être placé au-dessus des règles de l’administration et de la loi.

Un magistrat connu du paysage judiciaire guinéen.

Algassimou Diallo est notamment connu pour avoir exercé les fonctions de procureur de la République près le TPI de Dixinn, où il avait représenté le ministère public lors du procès du massacre du 28 septembre 2009. Il a ensuite occupé les fonctions de procureur général près la Cour d’appel de Kankan avant d’être nommé avocat général près la Cour suprême.
Pour l’heure, l’arrêté ministériel établit donc le motif général de la suspension, mais les faits précis à l’origine de la procédure disciplinaire n’ont pas été officiellement détaillés dans le document rendu public.
Diaby Amadou
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Guinée : Mamadi Doumbouya crée deux nouvelles régions administratives, Beyla et Siguiri.

Le président de la République, Mamadi Doumbouya, a procédé à une nouvelle réorganisation de l’administration territoriale guinéenne. À travers un décret lu ce jeudi 20 août 2026 sur les antennes de la RTG, le chef de l’État a annoncé la création de deux nouvelles régions administratives, avec Beyla et Siguiri comme chefs-lieux.
Cette décision marque une nouvelle étape dans le processus de réorganisation du territoire national. Elle vise notamment à rapprocher davantage l’administration des populations et à renforcer la présence des services publics dans les différentes zones du pays.
Avec cette réforme, Beyla, située dans le sud-est de la Guinée, et Siguiri, en Haute-Guinée, accèdent ainsi au statut de régions administratives. Les deux localités disposent déjà d’un poids important dans leurs zones respectives, notamment sur les plans économique, démographique et territorial.
Siguiri constitue notamment un important pôle économique de la Haute-Guinée, notamment en raison de ses activités minières. Beyla, pour sa part, occupe une position stratégique dans le sud-est du pays et dispose d’importantes potentialités agricoles et minières.
La création de ces deux nouvelles régions devrait entraîner une réorganisation des services déconcentrés de l’État et des structures administratives dans les territoires concernés. Les modalités pratiques de cette nouvelle organisation devront être précisées par les autorités compétentes.
Cette réforme intervient alors que la Guinée poursuit depuis plusieurs années un processus de réorganisation administrative et territoriale. Le pays comptait jusqu’ici huit régions administratives, dont Conakry, Kindia, Boké, Mamou, Labé, Faranah, Kankan et Nzérékoré.
Beyla était jusque-là rattachée à la région administrative de Nzérékoré, tandis que Siguiri relevait de la région de Kankan.
La décision présidentielle ouvre donc une nouvelle phase de la décentralisation et de l’aménagement administratif du territoire guinéen. Elle devrait également susciter des attentes importantes au sein des populations de Beyla et de Siguiri, notamment en matière d’infrastructures, de services sociaux et de développement local.
Diaby Amadou
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