Quelques heures après la publication des résultats du Baccalauréat unique, session 2026, le ministère de l’Éducation nationale a franchi une nouvelle étape dans la mise en œuvre de la réforme des examens en mettant à la disposition des candidats les informations relatives à la session de rattrapage sur la plateforme officielle.
Les candidats éligibles peuvent désormais consulter en ligne les matières dans lesquelles ils devront composer lors de cette session exceptionnelle. Cette initiative vise à faciliter l’accès à l’information et à permettre aux concernés de commencer immédiatement leurs révisions.
Pour les autorités éducatives, cette numérisation du processus répond à une volonté de moderniser la gestion des examens nationaux, tout en garantissant davantage de transparence et de célérité dans la communication des informations.
Dans les établissements scolaires, cette annonce a été accueillie avec satisfaction. Enseignants et candidats saluent une mesure qui évite les déplacements inutiles et permet à chacun de connaître rapidement sa situation.
« C’est une bonne initiative. Dès aujourd’hui, nous savons les matières à préparer. Cela nous permet de gagner un temps précieux », confie un candidat admis au rattrapage à Conakry.
Instituée pour la première fois en Guinée, la session de rattrapage concerne les candidats ayant échoué de peu à la session principale. Elle leur offre une ultime opportunité d’obtenir le baccalauréat sans attendre la session suivante.
Le ministère invite les candidats à consulter exclusivement la plateforme officielle et à se méfier des informations non vérifiées circulant sur les réseaux sociaux. Les dates et modalités des épreuves de rattrapage seront communiquées par les canaux officiels.
Cette réforme est perçue comme une avancée majeure dans le système éducatif guinéen, avec l’objectif de renforcer l’équité, de valoriser les efforts des candidats et de moderniser l’organisation des examens nationaux.
Diaby Amadou
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Education/ Bac 2026 : les candidats au rattrapage peuvent désormais consulter leurs matières en ligne.
Guinée / Décret présidentiel : Mamadi Doumbouya sépare les ministères de la Jeunesse et des Sports.
Le président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, a signé, ce jeudi 23 juillet 2026, un décret réorganisant l’administration gouvernementale en procédant à la séparation du ministère de la Jeunesse et des Sports. Cette décision, annoncée à la télévision nationale, marque un nouveau tournant dans la restructuration des institutions publiques.
À travers ce décret, le Chef de l’État crée deux départements ministériels autonomes : le ministère de la Jeunesse et le ministère des Sports. L’objectif affiché est de permettre à chaque secteur de disposer d’une administration dédiée, capable de mieux répondre aux attentes des jeunes et aux défis liés au développement du sport en Guinée.
Cette réforme intervient dans un contexte où les questions d’emploi, d’entrepreneuriat des jeunes, de formation, de loisirs, mais aussi de professionnalisation du sport, occupent une place importante dans les politiques publiques. En dissociant les deux portefeuilles, les autorités espèrent améliorer le suivi des programmes et accélérer la mise en œuvre des projets.
Dans les milieux sportifs, cette décision est perçue par plusieurs acteurs comme une opportunité de renforcer l’encadrement des fédérations, d’améliorer les infrastructures sportives et de mieux préparer les athlètes aux compétitions internationales. Du côté des organisations de jeunesse, beaucoup espèrent que le futur ministère de la Jeunesse disposera de davantage de moyens pour promouvoir l’insertion socio-professionnelle, le volontariat et l’engagement citoyen.
En attendant la nomination des nouveaux ministres, la gestion des deux départements devrait être assurée conformément aux dispositions prévues par le décret présidentiel.
Par cette nouvelle réorganisation, le président Mamadi Doumbouya réaffirme sa volonté d’adapter l’action gouvernementale aux priorités nationales. Les prochains jours permettront d’en savoir davantage sur la composition des nouveaux ministères et les orientations qui leur seront assignées.
Diaby Amadou
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Education / Baccalauréat unique 2026 en Guinée : un taux de réussite national de 38,08 %.
Le ministère de l’Éducation nationale, à travers la Direction générale des examens, du contrôle scolaire, des concours et passerelles (DGECS-CP), a rendu publiques les statistiques officielles du Baccalauréat unique, session 2026. Les résultats affichent un taux de réussite national de 38,08 %, traduisant une session particulièrement sélective.
Selon les chiffres officiels, 94 392 candidats étaient inscrits à l’examen. Parmi eux, 90 183 ont effectivement composé. À l’issue des délibérations, 34 340 candidats ont été déclarés admis, soit un taux global de 38,08 %.
Ces statistiques font du baccalauréat l’examen national ayant enregistré le plus faible taux de réussite cette année, après le CEE (63,35 %) et le BEPC (58,96 %).
La publication de ces résultats suscite de nombreuses réactions au sein de la communauté éducative. Si certains enseignants saluent un niveau d’exigence jugé nécessaire pour préserver la crédibilité du diplôme, d’autres estiment que ces chiffres doivent conduire à une réflexion approfondie sur la qualité des apprentissages, les conditions d’enseignement et l’accompagnement des élèves.
Du côté des candidats admis, la joie est immense après plusieurs semaines d’attente. En revanche, les candidats non admis sont invités à tirer les leçons de cette expérience et à se préparer pour une prochaine session.
À travers ces statistiques, les autorités éducatives rappellent leur volonté de garantir des examens crédibles, transparents et conformes aux exigences académiques. Les résultats du Baccalauréat unique 2026 constituent désormais une référence pour évaluer les performances du système éducatif guinéen et identifier les défis à relever pour améliorer les taux de réussite dans les années à venir.
Diaby Amadou
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Société/ Jeudi noir contre les violences basées sur le genre : deux activistes appellent à une mobilisation collective.
Société/ Jeudi noir contre les violences basées sur le genre : deux activistes appellent à une mobilisation collective.
À l’occasion du « Jeudi noir », une initiative de sensibilisation contre les violences basées sur le genre (VBG), des acteurs de la société civile ont renouvelé leur appel à une mobilisation nationale pour mettre fin aux violences faites aux femmes et aux filles. Cette journée a été marquée par des messages de sensibilisation, des échanges communautaires et des appels à la responsabilité de tous les citoyens.
Parmi les voix qui se sont fait entendre figurent les activistes Hawa Diaby et Houssainatou Diallo, toutes deux engagées dans la défense des droits des femmes. Elles estiment que les violences basées sur le genre demeurent un défi majeur en Guinée et appellent à une implication plus forte des autorités, des communautés et des familles.
Pour Hawa Diaby, le combat contre les VBG ne doit pas se limiter à des campagnes ponctuelles. « Chaque victime mérite d’être écoutée, protégée et accompagnée. Nous devons briser le silence et encourager les femmes à dénoncer les violences dont elles sont victimes », a-t-elle déclaré.
De son côté, Houssainatou Diallo insiste sur le rôle de l’éducation et de la prévention. Selon elle, la lutte contre les violences basées sur le genre passe par la sensibilisation des jeunes, la promotion du respect mutuel et le renforcement de l’application des lois protégeant les victimes.
Les deux activistes ont également invité les pouvoirs publics à poursuivre leurs efforts pour améliorer la prise en charge des victimes, renforcer les mécanismes de prévention et garantir que les auteurs de violences répondent de leurs actes devant la justice.
À travers cette journée de mobilisation, les organisateurs souhaitent rappeler que les violences basées sur le genre constituent une atteinte aux droits humains et qu’elles nécessitent une réponse collective. Ils appellent chaque citoyen à contribuer, à son niveau, à la construction d’une société où les femmes et les filles peuvent vivre en sécurité, dans le respect de leur dignité.
Diaby Amadou
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Afrique / RDC: dans l’attente du dialogue national, la discrète implication de l’ex-président guinéen Alpha Condé.
En République démocratique du Congo, les opposants et les confessions religieuses attendent désormais l’ordonnance présidentielle qui doit officiellement lancer les préparatifs du dialogue national. Annoncé par la présidence congolaise le 17 juillet 2026, ce dialogue est le résultat de discussions entre Félix Tshisekedi, plusieurs chefs d’État de la région et les responsables religieux du pays. Selon RFI, l’ancien président guinéen Alpha Condé a également pris part à ces échanges.
Alpha Condé n’apparaît sur aucune des photos prises le jour de l’annonce du dialogue national au palais présidentiel de Kinshasa, mais plusieurs sources confirment sa présence ce jour-là. « Il a voulu rester dans l’anonymat », ajoute l’une d’elles.
L’implication de l’ancien président guinéen dans ce dossier ne date pas de la semaine dernière. Elle remonte au moins au début du mois de juillet. Alpha Condé était en effet présent à Brazzaville lorsque Félix Tshisekedi s’y est rendu en visite de travail le 3 juillet.
Quelques jours plus tard, l’ex-chef de l’État guinéen a aussi rencontré le cardinal Fridolin Ambongo, en marge du déplacement de l’archevêque de Kinshasa au Congo-Brazzaville.
Un interlocuteur de «confiance» pour Félix Tshisekedi
« Alpha Condé est une personne de confiance pour le président Tshisekedi », explique une source proche du chef de l’État congolais. Ce que confirment plusieurs analystes. « Si c’est Denis Sassou-Nguesso qui a proposé les sagesses de l’ancien président guinéen, c’est forcément Félix Thisekedi qui a accepté son implication », résume un bon connaisseur de la vie politique kinoise.
Selon ces mêmes observateurs, les liens entre les deux familles remonteraient à l’époque d’Étienne Tshisekedi, quand les deux hommes – Étienne Tshisekedi et Alpha Condé – étaient opposants dans leurs pays respectifs.
En revanche, le rôle exact d’Alpha Condé dans la suite du processus de dialogue national reste encore à éclaircir.
Source : RFI.
Culture / Clash entre Thiird et Le Mélangeur : la polémique enfle, le silence des autorités interroge.
La rivalité entre les artistes guinéens Thiird et Le Mélangeur continue de faire couler beaucoup d’encre. Ce qui n’était au départ qu’un affrontement artistique s’est progressivement transformé en une polémique nationale, en raison de propos jugés excessifs et offensants par une partie de l’opinion publique.
Sur les réseaux sociaux, les réactions sont nombreuses. Si certains amateurs de rap estiment que le « clash » est un exercice propre à cette culture musicale, d’autres dénoncent des paroles qui franchissent les limites du respect et de l’éthique. Pour plusieurs observateurs, les attaques personnelles et les insultes ne contribuent ni à l’évolution de la musique guinéenne ni à l’image des artistes.
Cette situation soulève également des interrogations sur le rôle des institutions culturelles. Jusqu’à présent, aucune réaction officielle n’a été enregistrée de la part des autorités en charge de la culture. Ce silence est critiqué par certains acteurs culturels, qui estiment qu’un appel à l’apaisement et au respect des valeurs artistiques serait opportun.
« Les artistes sont des modèles pour la jeunesse. Ils ont le droit de s’affronter sur le plan artistique, mais ils doivent éviter les propos qui portent atteinte à la dignité des personnes », estime un promoteur culturel rencontré à Conakry.
D’autres observateurs appellent toutefois à ne pas confondre liberté d’expression et incitation aux injures. Ils rappellent que les « clashs » peuvent être une source de créativité lorsqu’ils reposent sur le talent, la qualité des textes et la performance, plutôt que sur les attaques personnelles.
Au-delà de cette polémique, plusieurs professionnels de la culture invitent les artistes à faire preuve de responsabilité, afin que la musique demeure un facteur de cohésion, d’éducation et de promotion de la culture guinéenne.
En attendant une éventuelle réaction des autorités compétentes, le débat reste ouvert entre les défenseurs de la liberté artistique et ceux qui plaident pour un encadrement moral des contenus diffusés au grand.
Diaby Amadou
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Education / Baccalauréat 2026 : entre espoir, stress et impatience, trois candidats racontent leur attente des résultats.
Alors que les candidats au Baccalauréat unique, session 2026, attendent toujours la publication des résultats, l’impatience grandit dans les familles. Entre stress, incertitude et espoir, les futurs bacheliers vivent des journées particulièrement éprouvantes.
Moussa Camara, candidat en sciences mathématiques, confie que cette attente devient de plus en plus difficile à supporter. « Chaque fois que mon téléphone sonne, je pense que les résultats sont enfin disponibles. Nous sommes dans l’incertitude et cela nous fatigue moralement », explique-t-il.
Aïssatou Diallo, candidate en sciences sociales, dit garder confiance malgré la longueur de l’attente. « J’ai fait de mon mieux pendant les épreuves. Maintenant, je prie pour que mes efforts soient récompensés. J’invite mes camarades à rester patients et à éviter les rumeurs qui circulent sur les réseaux sociaux », affirme-t-elle.
Ibrahima Bah, candidat en sciences expérimentales, reconnaît que l’attente est source d’anxiété. « Nos parents nous demandent chaque jour si les résultats sont sortis. Nous aussi, nous sommes pressés de connaître notre sort pour préparer la suite de nos études », souligne le jeune candidat.
De son côté, le ministère de l’Éducation nationale a appelé les candidats au calme, assurant que les dernières opérations techniques se poursuivent afin de garantir des résultats fiables, transparents et crédibles avant leur publication officielle.
En attendant le verdict, l’espoir demeure intact pour des milliers de candidats qui rêvent de décrocher le précieux diplôme ouvrant les portes de l’enseignement supérieur. L’attente se poursuit, mais tous gardent les yeux tournés vers l’annonce officielle des résultats du Baccalauréat unique 2026.
Diaby Amadou
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Justice / Guinée : Décès de Mamadou Djouma Bah : le procureur de Kindia livre sa version des faits.
Face à la vive émotion provoquée par le décès de Mamadou Djouma Bah, candidat au Baccalauréat unique, session 2026, le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Kindia est intervenu publiquement pour apporter des précisions sur cette affaire qui continue de susciter de nombreuses réactions.
Lors de sa déclaration, le procureur a fermement rejeté les informations selon lesquelles le jeune candidat serait décédé en détention. Il a expliqué que l’état de santé de Mamadou Djouma Bah s’était progressivement détérioré, conduisant les autorités à organiser son évacuation vers un établissement de santé. Devant la persistance de son état, le parquet a autorisé sa remise à sa famille afin qu’il poursuive son traitement médical. Le décès est finalement survenu à l’hôpital, a-t-il indiqué.
Le magistrat a insisté sur le fait que les autorités judiciaires avaient agi conformément à la procédure et dans le souci de préserver la santé du jeune homme. Il a invité les citoyens, les médias et les utilisateurs des réseaux sociaux à faire preuve de responsabilité en s’abstenant de relayer des informations non vérifiées susceptibles de troubler l’opinion publique.
Cette prise de parole intervient alors que l’affaire continue d’alimenter le débat public. Plusieurs organisations de la société civile et acteurs du système éducatif demandent que toute la lumière soit faite sur les circonstances ayant entouré le décès du candidat, tout en appelant au respect de la dignité de la famille endeuillée.
Au-delà de l’émotion suscitée par cette disparition, cette affaire remet au centre des préoccupations les questions liées à la prise en charge médicale des personnes privées de liberté, à la lutte contre la fraude aux examens nationaux et à la nécessité d’une communication rapide et transparente des institutions publiques.
Le procureur a conclu en présentant ses condoléances à la famille de Mamadou Djouma Bah et en réaffirmant la disponibilité de la justice à collaborer avec toutes les autorités compétentes afin d’établir les faits dans un climat de sérénité et de respect de la loi.
Diaby Amadou
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Éducation / Bac 2026 : Décès de Mamadou Djouma Bah : le ministère de l’Éducation apporte des précisions dans un communiqué officiel.
Le Ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle (MENA-ETFP) a annoncé, ce mardi 21 juillet 2026, avec une profonde tristesse, le décès de Mamadou Djouma Bah, âgé de 17 ans, élève à Kindia et candidat au Baccalauréat unique, session 2026.
Dans un communiqué rendu public, le département a exprimé ses sincères condoléances à la famille du défunt, à ses proches ainsi qu’à ses camarades de classe, tout en partageant la douleur de l’ensemble de la communauté éducative guinéenne face à cette disparition.
Le ministère a également apporté des précisions sur les circonstances du décès. Selon les informations officielles, l’état de santé du jeune candidat s’était dégradé, nécessitant son évacuation vers une structure sanitaire où il recevait des soins. Après avoir été remis à la disposition de ses parents par les autorités compétentes, Mamadou Djouma Bah est malheureusement décédé à l’hôpital.
À travers cette communication, le MENA-ETFP a tenu à démentir certaines informations relayées sur les réseaux sociaux et dans certains canaux de diffusion, faisant état d’un décès survenu en milieu carcéral. Le département insiste sur le fait que le jeune candidat est décédé dans un établissement de santé, malgré les soins qui lui étaient administrés.
Le ministère a par ailleurs appelé les citoyens, les médias et les utilisateurs des réseaux sociaux à faire preuve de responsabilité et de retenue dans la diffusion des informations, notamment lorsqu’il s’agit de situations aussi sensibles et douloureuses.
Cette disparition, intervenue en pleine période de publication des résultats des examens nationaux, a suscité une vive émotion à travers le pays. De nombreux messages de compassion et de solidarité ont été adressés à la famille du défunt.
En cette douloureuse circonstance, le ministère s’est incliné devant la mémoire de Mamadou Djouma Bah et a exprimé sa profonde compassion à tous ceux qui sont affectés par cette tragique disparition.
Que l’âme de Mamadou Djouma Bah repose en paix. Amen.
La rédaction de média Plume Guinée.
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Société / Vacances scolaires en Guinée : le petit commerce des tout-petits dans les rues suscite l’inquiétude des citoyens.
Avec les grandes vacances scolaires, les rues de Conakry et de plusieurs villes de l’intérieur du pays voient réapparaître de nombreux enfants engagés dans le petit commerce ambulant. Munis de bassines ou de cartons remplis de fruits, d’eau, de biscuits ou d’autres marchandises, ces tout-petits sillonnent les carrefours et les embouteillages, souvent sous un soleil de plomb ou sous la pluie.
Cette situation suscite de nombreuses réactions au sein de la population. Si certains citoyens y voient une conséquence des difficultés économiques auxquelles font face de nombreuses familles, d’autres s’inquiètent des risques auxquels ces enfants sont exposés : accidents de la circulation, exploitation, violences, déscolarisation et atteintes à leur santé. Des observateurs soulignent également que le phénomène tend à s’intensifier pendant les vacances scolaires.
« Un enfant devrait profiter de ses vacances pour se reposer, apprendre autrement ou jouer, et non passer toute la journée au milieu de la circulation, » estime Mariama Camara, rencontrée au carrefour de Cosa.
Pour Ibrahima Diallo, conducteur de taxi, la présence de très jeunes vendeurs dans les embouteillages est devenue préoccupante. « À tout moment, un enfant peut être percuté par un véhicule. Nous assistons à des scènes très dangereuses chaque jour », déplore-t-il.
D’autres citoyens invitent toutefois à ne pas porter un jugement hâtif sur les parents. Selon eux, la précarité économique pousse certaines familles à faire participer leurs enfants à de petites activités génératrices de revenus pendant les vacances. Ils appellent plutôt à un accompagnement social et économique des ménages les plus vulnérables.
Les défenseurs des droits de l’enfant rappellent que les enfants doivent bénéficier de leur droit à l’éducation, à la protection et aux loisirs. Ils plaident pour un renforcement des campagnes de sensibilisation, un meilleur suivi des enfants en situation de vulnérabilité et des mesures de soutien aux familles afin de réduire le recours au travail des mineurs.
Au-delà des divergences d’opinion, un constat fait largement consensus : protéger les enfants reste une responsabilité collective. Pour de nombreux Guinéens, les vacances devraient être une période d’épanouissement et d’apprentissage, plutôt qu’un temps d’exposition aux dangers de la rue.
Diaby Amadou
620-478-154/ 613-928-824.
