👁 21 vues
La rivalité entre les artistes guinéens Thiird et Le Mélangeur continue de faire couler beaucoup d’encre. Ce qui n’était au départ qu’un affrontement artistique s’est progressivement transformé en une polémique nationale, en raison de propos jugés excessifs et offensants par une partie de l’opinion publique.
Sur les réseaux sociaux, les réactions sont nombreuses. Si certains amateurs de rap estiment que le « clash » est un exercice propre à cette culture musicale, d’autres dénoncent des paroles qui franchissent les limites du respect et de l’éthique. Pour plusieurs observateurs, les attaques personnelles et les insultes ne contribuent ni à l’évolution de la musique guinéenne ni à l’image des artistes.
Cette situation soulève également des interrogations sur le rôle des institutions culturelles. Jusqu’à présent, aucune réaction officielle n’a été enregistrée de la part des autorités en charge de la culture. Ce silence est critiqué par certains acteurs culturels, qui estiment qu’un appel à l’apaisement et au respect des valeurs artistiques serait opportun.
« Les artistes sont des modèles pour la jeunesse. Ils ont le droit de s’affronter sur le plan artistique, mais ils doivent éviter les propos qui portent atteinte à la dignité des personnes », estime un promoteur culturel rencontré à Conakry.
D’autres observateurs appellent toutefois à ne pas confondre liberté d’expression et incitation aux injures. Ils rappellent que les « clashs » peuvent être une source de créativité lorsqu’ils reposent sur le talent, la qualité des textes et la performance, plutôt que sur les attaques personnelles.
Au-delà de cette polémique, plusieurs professionnels de la culture invitent les artistes à faire preuve de responsabilité, afin que la musique demeure un facteur de cohésion, d’éducation et de promotion de la culture guinéenne.
En attendant une éventuelle réaction des autorités compétentes, le débat reste ouvert entre les défenseurs de la liberté artistique et ceux qui plaident pour un encadrement moral des contenus diffusés au grand.
Diaby Amadou
620-478-154/ 613-928-824
