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Un grave drame s’est produit dans la nuit du jeudi 16 au vendredi 17 juillet au quartier Démoudoula, dans la commune de Ratoma, où un immeuble de neuf étages (R+9) en construction s’est brutalement effondré aux environs de 3 heures du matin. Le bâtiment s’est affaissé sur des habitations voisines, provoquant d’importants dégâts matériels et un lourd bilan humain.
Selon les informations communiquées par les autorités, les opérations de recherche et de secours ont permis de retrouver plusieurs victimes sous les décombres. Le bilan, encore provisoire au moment de la rédaction de cet article, s’est alourdi au fil des heures, tandis que des blessés ont été évacués vers des structures sanitaires et que les équipes de secours poursuivent leurs recherches pour retrouver d’éventuels survivants.
Dès les premières heures de la matinée, le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire, Mohamed Lamine Sy Savané, s’est rendu sur les lieux du sinistre en compagnie des responsables des services de secours, des forces de défense et de sécurité ainsi que des autorités locales. Il a présenté les condoléances du gouvernement aux familles endeuillées et annoncé l’ouverture d’une enquête technique afin de déterminer les causes exactes de l’effondrement.
Les premières constatations évoquent un bâtiment qui n’aurait pas respecté l’ensemble des procédures administratives requises, une information qui devra être confirmée par les conclusions de l’enquête. Ce drame relance le débat sur le respect des normes de construction, le contrôle des chantiers et la sécurité des bâtiments dans la capitale guinéenne.
Alors que les opérations de déblaiement se poursuivent, une vague d’émotion et de solidarité s’est manifestée à Démoudoula. De nombreux riverains se sont mobilisés aux côtés des secouristes pour porter assistance aux victimes. Les autorités appellent la population à suivre exclusivement les informations diffusées par les canaux officiels en attendant le bilan définitif et les résultats de l’enquête.
Diaby Amadou et Camara Abou.
