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En Guinée, la majorité des jeunes footballeurs continuent de faire leurs premiers pas sur des terrains en terre battue. Malgré la poussière, les cailloux et les risques de blessures, ces espaces demeurent les principaux lieux d’entraînement de nombreux clubs et centres de formation. Entre passion et manque d’infrastructures, président de club, entraîneurs et joueurs gardent espoir.
Pour Coach Mohamed Camara, entraîneur d’une équipe de jeunes à Koloma, le football sur la terre battue forge le caractère des joueurs. « Ces terrains apprennent aux jeunes à se battre, à développer leur endurance et leur détermination. Mais il faut reconnaître qu’ils augmentent aussi les risques de blessures et compliquent le travail technique. Nous avons besoin de meilleurs terrains pour accompagner les talents », explique-t-il.
Même constat chez Mamadou Bah, 17 ans, qui s’entraîne depuis plusieurs années sur un terrain en terre. « Nous tombons souvent et nous repartons avec des égratignures. Malgré cela, nous continuons à jouer parce que le football est notre passion. Notre rêve est d’évoluer un jour sur une pelouse de qualité et de devenir professionnels », confie-t-il.
De son côté, Ibrahima Diallo, 16 ans, estime que les difficultés ne doivent pas freiner les ambitions. « Nous savons que les conditions ne sont pas idéales, mais nous travaillons dur. Beaucoup de grands joueurs africains ont commencé sur des terrains comme les nôtres. Nous espérons simplement que les autorités investiront davantage dans les infrastructures sportives », affirme le jeune joueur.
Pour de nombreux observateurs, l’amélioration des terrains de football constitue un enjeu majeur pour le développement du sport en Guinée. Si la passion des jeunes reste intacte, des infrastructures modernes permettraient de mieux protéger les joueurs, de favoriser leur progression technique et d’offrir un cadre plus adapté à l’éclosion des futurs talents du football guinéen.
Diaby Amadou
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