mardi, septembre 8, 2026

Société/ Marché Enco 5 : les femmes dénoncent le coût du recasement et « 5 000 GNF » pour les toilettes.

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Ce mardi, des marchandes du marché Enco 5 (situé dans la commune de Matoto à Conakry) ont manifesté pour exprimer leur colère. Elles dénoncent le coût élevé des boutiques (allant de 1,2 million à 7 millions de GNF selon les emplacements) et le tarif excessif de 5 000 GNF exigé pour l’accès aux toilettes du nouveau site de recasement.
Parmi les manifestantes, Aïcha Savané, vendeuse au marché Enco 5, dénonce les difficultés rencontrées par les commerçants.
« Je suis dans ce marché depuis deux ans. Nous n’avons pas de places. Les places varient entre 3 et 7 millions de francs guinéens. Comment allons-nous payer ce montant ? Ils donnent de la place à ceux qui ont de l’argent et à leurs connaissances. », déplore-t-elle.
Selon elle, les commerçantes se sentent abandonnées face à cette situation.
« Le maire n’a pas de temps pour nous. Il nous a dit de rentrer chez nous, nous qui n’avons pas de places. »
Mariée et mère de cinq enfants, Aïcha Savané explique que son activité constitue une source importante de revenus pour sa famille.
« Si mon mari n’a pas d’argent, c’est moi qui paie le loyer. Comment allons-nous faire pour la rentrée scolaire ? », s’interroge-t-elle, appelant le président Mamadi Doumbouya à intervenir.
La question des toilettes au cœur des débats
La question des sanitaires a également alimenté la colère des commerçantes. Alamako Kourouma, autre vendeuse du marché, estime que les installations prévues pour leur recasement ne répondent pas suffisamment à leurs besoins.
« Nous ne pouvons pas contenir là-dedans. En plus, ils nous disent que les places sont entre 150 000 et 3 000 000 GNF. Même pour aller aux toilettes, ils nous demandent 5 000 GNF. C’est trop exagéré. », affirme-t-elle.
La mairie appelle au calme
Face à la mobilisation des vendeuses, le maire de Matoto a dépêché son premier vice-maire, Aboubacar Camara, sur les lieux. Celui-ci a appelé les manifestantes au calme et assuré que des dispositions sont prises pour faciliter leur recasement.
« Les travaux sont à plus de 80 %. Une fois terminés, vous aurez toutes de la place. L’entrepreneur m’a dit qu’il y a un projet de 3 000 boutiques encore en construction. Celles qui sont grandes sont en train d’être morcelées en petites boutiques. On va vous les donner à des prix abordables. », a-t-il assuré.
Concernant le tarif des toilettes, le premier vice-maire a toutefois démenti le montant de 5 000 GNF avancé par certaines vendeuses.
« Pour les toilettes, j’ai entendu dire que c’est à 5 000 F. Ce n’est pas vrai. J’ai vu les tickets. C’est à 1 000 F, comme partout d’ailleurs, tels qu’à Madina. », a-t-il précisé.
Aboubacar Camara s’est enfin engagé à veiller au respect des droits des commerçantes, rappelant leur rôle dans la vie de la commune et leur participation à l’élection des autorités communales.
La situation reste donc tendue autour du marché Enco 5, où les commerçants attendent désormais l’achèvement des travaux et des solutions concrètes à leurs difficultés de recasement.
Diaby Amadou
620-478-154/ 613-928-824

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