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Le responsable des stratégies et de la planification du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), Sékou Koundouno, a rendu publique une liste de 72 personnes qu’il présente comme des victimes tuées lors des manifestations sociales et politiques organisées en Guinée depuis le 5 septembre 2021.
Dans une déclaration diffusée sur les réseaux sociaux, Sékou Koundouno affirme que cette publication vise à préserver la mémoire des personnes décédées et à rappeler les revendications de leurs familles, qui réclament que les circonstances de ces décès soient établies et que justice soit rendue.
Selon le responsable du FNDC, cette liste constitue un travail de documentation réalisé à partir d’informations recueillies auprès des proches des victimes, de témoins et d’organisations de la société civile. Il appelle les autorités judiciaires à diligenter des enquêtes afin de faire toute la lumière sur ces différents cas.
Cette publication relance le débat sur les violences enregistrées lors des manifestations en Guinée ces dernières années. Plusieurs organisations de défense des droits humains ont, à différentes reprises, demandé des enquêtes indépendantes sur les décès survenus au cours des mouvements sociaux et politiques.
De leur côté, les autorités guinéennes ont déjà indiqué leur attachement au respect des droits humains et de l’État de droit, tout en affirmant que les investigations nécessaires sont du ressort des juridictions compétentes.
La diffusion de cette liste intervient dans un contexte où les questions de justice, de responsabilité et de réparation demeurent au cœur des préoccupations des familles des victimes et de plusieurs acteurs de la société civile. Les réactions des autorités et des différentes parties prenantes sont désormais attendues sur cette nouvelle déclaration du responsable des stratégies du FNDC.
Diaby Amadou
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