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Malgré les mesures prises par les autorités guinéennes pour lutter contre la vente illicite de carburant, le phénomène continue de persister dans plusieurs quartiers de la capitale.
Une récente opération menée à Conakry avait permis l’interpellation de plusieurs personnes et la saisie de 702 litres de carburant dans différents quartiers.
Pourtant, sur le terrain, certains points de vente informels continuent leurs activités, notamment à la tombée de la nuit. Notre reporter a fait le constat nuitamment dans certains quartiers de la capitale, où des bidons de carburant sont encore proposés aux usagers en dehors du circuit officiel.
Cette pratique intervient alors que les autorités cherchent à mieux encadrer la distribution des produits pétroliers et à lutter contre les risques liés au stockage et à la vente clandestine de carburant. En juillet, la vente clandestine en bidons avait notamment été interdite ou soumise à autorisation dans plusieurs zones.
Une activité qui résiste aux contrôles
Malgré les opérations de contrôle et les sanctions annoncées, certains vendeurs continuent donc de proposer du carburant dans les quartiers, particulièrement pendant les heures nocturnes.
Cette situation pose également des questions de sécurité publique, en raison des risques associés au stockage de produits hautement inflammables dans des zones d’habitation.
Les autorités ont déjà renforcé les opérations contre la vente illicite. À Conakry, les services compétents ont mené plusieurs interventions au cours des dernières semaines, avec des saisies de carburant et des interpellations.
Entre besoin d’approvisionnement et respect de la réglementation
La persistance du marché parallèle intervient dans un contexte où l’approvisionnement en carburant fait parfois l’objet de tensions et de longues files d’attente dans certaines stations-service. Les autorités assurent toutefois que les stocks disponibles sont suffisants pour répondre à la consommation intérieure.
Pour les pouvoirs publics, l’enjeu consiste désormais à faire respecter l’interdiction tout en garantissant un approvisionnement régulier des populations à travers le réseau officiel.
La poursuite de la vente clandestine montre en tout cas que les opérations de contrôle doivent être accompagnées d’un suivi régulier sur le terrain afin de limiter durablement le phénomène.
Diaby Amadou
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