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Après l’éboulement meurtrier survenu à Dar-es-Salam, les opérations de déguerpissement des habitations riveraines de la décharge se poursuivent. La démolition des logements concernés a effectivement débuté ce mercredi , selon des informations rapportées sur place.
Plusieurs familles concernées dénoncent toutefois le délai qui leur a été accordé pour quitter les lieux. Elles estiment ne pas avoir eu suffisamment de temps pour organiser leur départ, mettre leurs biens à l’abri et trouver une solution de logement.
Parmi les personnes concernées, Fatoumata Camara déplore les conditions dans lesquelles les familles doivent quitter leurs habitations : « Nous comprenons que la situation est dangereuse après le drame, mais le délai qui nous a été accordé est très court. Nous avons besoin de temps pour pouvoir nous organiser et trouver où aller. », a-t-elle expliqué.
Elle sollicite notamment l’intervention des autorités pour permettre aux familles déguerpies de bénéficier d’une solution de recasement : « Nous demandons aux autorités de penser à nous et de nous aider à trouver un endroit où nous pouvons nous installer. Nous ne refusons pas de quitter la zone, nous voulons simplement être accompagnés. », a-t-elle ajouté.
De son côté, Mamadou Aliou Sow, également concerné par l’opération, dénonce les difficultés auxquelles sont confrontées les familles : « Nous sommes dans une situation très difficile. Quitter une maison du jour au lendemain sans avoir une autre solution n’est pas facile. Beaucoup de familles n’ont pas les moyens de payer immédiatement un nouveau logement. », a-t-il témoigné.
Il appelle lui aussi les autorités à prendre en compte la situation sociale des personnes affectées : « Nous demandons un recasement ou un accompagnement pour les familles qui sont obligées de partir. Nous voulons que l’État nous aide afin que personne ne se retrouve sans solution. », a-t-il plaidé.
Le déguerpissement intervient dans le contexte de l’éboulement meurtrier de la décharge de Dar-es-Salam, qui a lourdement endeuillé plusieurs familles. Les autorités ont engagé une opération de sécurisation des zones considérées comme dangereuses afin de prévenir de nouveaux accidents.
Si les impératifs de sécurité sont mis en avant, les habitants concernés souhaitent que leur situation sociale soit également prise en compte. Ils demandent notamment un recasement, un accompagnement et un délai suffisant pour organiser leur départ.
Entre nécessité de sécuriser la zone et inquiétudes des familles déplacées, les autorités sont désormais confrontées au défi de concilier la protection des populations avec la recherche de solutions de logement pour les personnes affectées.
Diaby Amadou
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