vendredi, novembre 6, 2026

Guinée : l’éternel recyclage des cadres au sommet de l’État.

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En Guinée, les récentes nominations au sein du gouvernement dirigé par Amadou Oury Bah relancent le débat sur le renouvellement de la classe dirigeante et la place accordée aux cadres déjà passés par plusieurs responsabilités publiques.
Le lundi 26 octobre 2026, le président Mamadi Doumbouya a nommé Fana Soumah au ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, tandis que Ramatoulaye Camara a été promue à la tête du département chargé de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale. Ces nominations interviennent après le départ de Mourana Soumah et de Mory Condé.

Pour une partie de l’opinion, la répétition des nominations de cadres déjà connus de l’appareil administratif peut donner l’impression d’un cercle restreint de responsables se partageant les postes stratégiques. D’autres estiment que l’expérience demeure un critère essentiel pour assurer l’efficacité de l’action gouvernementale.
Au-delà des personnes nommées, le véritable enjeu reste celui des résultats. Les populations attendent des réponses concrètes aux difficultés liées à l’emploi, aux conditions de travail, à la communication publique et à la transformation numérique.

La question du renouvellement des cadres ne saurait se limiter à l’âge ou à la nouveauté des personnalités choisies. Elle doit surtout porter sur leur capacité à proposer des réformes, à améliorer les services publics et à répondre aux attentes des citoyens.
Dans le gouvernement de Bah Oury, les nouvelles nominations constituent donc un test de plus pour l’exécutif. L’enjeu sera de démontrer que l’expérience des responsables reconduits ou promus peut se traduire par des avancées concrètes pour la Guinée.
Au final, ce ne sont pas seulement les noms qui changent ou reviennent, mais surtout les résultats qui permettront de juger la pertinence de ces choix.

Diaby Amadou
620-478-154/ 613-928-824
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