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La pression judiciaire s’accentue sur l’opposition ivoirienne. Plusieurs responsables du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), dirigé par Laurent Gbagbo, et du Parti démocratique de Côte d’Ivoire-Rassemblement démocratique africain (PDCI-RDA) ont récemment été convoqués, inculpés ou placés sous contrôle judiciaire dans le cadre d’enquêtes liées aux violences survenues autour de l’élection présidentielle d’octobre 2025.
Parmi les personnalités concernées figure Sébastien Dano Djédjé, président du Conseil stratégique et politique du PPA-CI. Inculpé le 12 octobre de plusieurs chefs d’accusation, notamment d’assassinat, d’actes terroristes et d’atteinte à la sûreté de l’État, il a été placé sous contrôle judiciaire, selon son avocate.
Du côté du PDCI-RDA, plusieurs cadres ont également été entendus par la section antiterroriste du tribunal de première instance d’Abidjan. Philippe Ezaley et Roger M’Bia ont notamment été placés sous contrôle judiciaire après leur audition, selon des informations rapportées par la presse ivoirienne.
Ces procédures suscitent de vives réactions au sein de l’opposition. Le PPA-CI dénonce des arrestations qu’il estime liées à l’exercice de ses activités politiques et réclame la libération des personnes qu’il considère comme des détenus politiques. Le PDCI-RDA, de son côté, s’inquiète des conséquences de ces poursuites sur le climat politique et la réconciliation nationale.
Les autorités ivoiriennes rejettent les accusations de persécution politique et soutiennent que la justice agit dans le cadre de ses prérogatives légales.
Cette succession de procédures intervient dans un contexte politique encore marqué par les tensions liées à la présidentielle de 2025. Elle relance le débat sur les relations entre pouvoir, justice et opposition en Côte d’Ivoire.
Diaby Amadou
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