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Au Niger, les inquiétudes autour de la liberté de la presse prennent une nouvelle dimension avec la disparition du journaliste Moussa Kaka, directeur de la Radio-Télévision Saraounia (RTS). Le journaliste n’a plus donné signe de vie depuis le 31 août 2026, après avoir quitté son bureau à Niamey pour regagner son domicile.
Figure connue du paysage médiatique nigérien et ancien correspondant de Radio France Internationale (RFI), Moussa Kaka est depuis plusieurs jours au centre des préoccupations de ses proches et de la communauté journalistique. Selon Reporters sans frontières (RSF), il aurait quitté son bureau vers 19 heures le 31 août, sans jamais arriver à son domicile.
Face à cette disparition, plusieurs organisations de défense des droits humains et de la liberté de la presse demandent aux autorités nigériennes de faire toute la lumière sur la situation.
RSF réclame notamment l’ouverture d’une enquête afin de retrouver le journaliste et d’établir les circonstances de sa disparition. La Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) a également alerté sur cette affaire et les risques encourus par le journaliste.
La disparition de Moussa Kaka intervient dans un contexte particulièrement sensible, quelques jours après les événements militaires des 28 et 29 août à Niamey, qui ont donné lieu à une mutinerie au sein de l’armée et à des affrontements autour de sites stratégiques.
Depuis le coup d’État de juillet 2023, le Niger fait régulièrement l’objet de préoccupations concernant l’exercice du journalisme, les conditions de travail des médias et la réduction de l’espace civique.
Dans ce contexte, la disparition d’un journaliste aussi connu ravive les inquiétudes sur la sécurité des professionnels de l’information et sur les conditions dans lesquelles les médias peuvent exercer leur mission.
À ce stade, les circonstances de la disparition de Moussa Kaka restent à établir. Aucune conclusion définitive ne peut être tirée sur les responsables ou les causes de cette disparition en l’absence d’informations officielles établies.
Pour ses confrères et les organisations de défense de la liberté de la presse, l’enjeu est désormais de retrouver le journaliste et de permettre que toute la lumière soit faite sur son sort.
Diaby Amadou
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