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Le président guinéen, Mamadi Doumbouya, a pris la parole ce mercredi à la tribune de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies, à New York. Trois ans après sa précédente intervention en personne devant l’Assemblée générale, le chef de l’État a consacré son discours à la trajectoire de la Guinée, à sa vision de la gouvernance et aux ambitions économiques du pays.
Dès l’ouverture de son intervention, Mamadi Doumbouya a marqué une différence avec son discours de 2023. Il a expliqué revenir devant la communauté internationale non plus principalement pour dénoncer les difficultés liées aux modèles de gouvernance importés, mais pour présenter ce qu’il considère comme les résultats obtenus par la Guinée.
Le président a ainsi réaffirmé sa conviction que les modèles de gouvernance doivent être adaptés aux réalités historiques, sociales et culturelles de chaque pays africain. Il a notamment défendu l’idée d’une trajectoire propre aux États du continent.
La souveraineté a constitué l’un des axes majeurs du discours présidentiel. Mamadi Doumbouya a toutefois présenté cette souveraineté non comme un repli de la Guinée, mais comme le fondement de relations internationales reposant sur le respect mutuel.
Il a affirmé que la Guinée entend rester un partenaire ouvert et engagé auprès de la communauté internationale, tout en défendant ses propres intérêts et priorités. Cette vision repose, selon lui, sur des partenariats équilibrés et une logique de « co-construction gagnant-gagnant ».
Une part importante du discours a également été consacrée à la transformation économique de la Guinée. Le président a présenté Simandou 2040 comme l’un des principaux instruments de cette stratégie.
Selon sa présentation, le programme ne doit pas se limiter à l’exploitation minière, mais englober plusieurs secteurs : infrastructures, agriculture, énergie, éducation, santé et industrie. Le chef de l’État a également évoqué les investissements industriels et les infrastructures réalisées ou en cours.
Mamadi Doumbouya a cité plusieurs réalisations qu’il attribue à son gouvernement, notamment la construction de routes, d’écoles et d’hôpitaux ainsi que différents projets industriels.
Il a notamment avancé le chiffre de plus de 1 000 kilomètres de routes bitumées et évoqué plusieurs projets liés à la transformation des ressources minières. Ces données relèvent des chiffres présentés par le président dans son discours.
Autre thème mis en avant : la jeunesse. Le président l’a présentée comme une ressource majeure pour l’avenir du pays et a cité notamment Simandou Academy, initiative destinée à renforcer la formation et l’employabilité des jeunes.
À travers cet axe, le discours établit un lien entre les investissements économiques, la formation professionnelle et la création d’opportunités pour les nouvelles générations.
Au-delà de la situation guinéenne, le chef de l’État a élargi son propos à la place de l’Afrique dans le système international.
Son message peut être résumé autour de plusieurs notions : souveraineté, adaptation des modèles de gouvernance, coopération internationale, développement et affirmation des intérêts africains. Il a défendu l’idée que les pays africains peuvent s’inspirer des expériences étrangères tout en construisant leurs propres modèles.Le discours du 23 septembre 2026 s’articule donc autour de quatre grandes orientations : présenter les transformations revendiquées par la Guinée, défendre une gouvernance adaptée aux réalités nationales, promouvoir une souveraineté ouverte à la coopération et faire de Simandou 2040 un levier de transformation économique.
À la tribune de l’ONU, Mamadi Doumbouya a ainsi cherché à présenter la Guinée comme un pays qui entend définir ses propres priorités tout en maintenant son ouverture aux partenaires internationaux.
Diaby Amadou
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